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L’AFD accordera 42,6 milliards de FCFA au Niger en 2016 pour les activités rurales et le financement de filières agricoles

L’AFD accordera 42,6 milliards de FCFA au Niger en 2016 pour les activités rurales et le financement de filières agricoles

(Niamey et les 2 jours) - L’Agence française de développement (AFD) prévoit d’octroyer plus de 90 M€ (environ 59 Mds FCFA) au Niger dont 65 M€ (42,6 milliard CFA) pour le développement d'activités rurales et le financement de filières agricoles dans les régions d'Agadez et de Tahoua (financement partiel du fonds fiduciaire d'urgence de l'UE) au courant de cette année 2016.

C’est ce qu’a annoncé Philippe Renault (photo), Directeur de l’AFD au Niger lors d’une conférence de presse hier à Niamey. Le représentant de l’AFD a, par la même occasion, présenté le bilan des interventions de son agence au Niger durant la période 2010-2015.

Selon M. Renault, le portefeuille d'activités géré par l'AFD à Niamey, sur la période 2010-2015, est de 316 M€, comprenant 176,7 M€ de projets signés en cours de mise en œuvre et 139,5 M€ de projets octroyés par l'AFD, mais non encore signés. « Le volume annuel des autorisations en faveur du Niger est passé de 6,4 M€ en 2010, à 80,2 M€ en 2015. La hausse du volume d'autorisations à partir de 2012 s'explique principalement par la reprise de l'activité de prêt souverain au Niger en 2011 », a-t-il précisé.

Ainsi, le volume total des autorisations de l'AFD au Niger a atteint à 384,5 millions d'euros entre 2008 et 2015. Pour la seule année 2015, l’AFD a décaissé 31 M€ en 2015 au profit des projets qu'elle finance tandis qu’il est prévu des décaissements d’environ 50 M€ en 2016. Présente au Niger depuis 1958, l’AFD finance (à travers des prêts souverains, des subventions, des appuis budgétaires et des financements mobilisés par l'Ambassade de France), des projets qui améliorent les conditions de vie des populations. Les secteurs de concentration des interventions de l’AFD au Niger sont principalement l'agriculture et le pastoralisme, l'eau et l'assainissement, les secteurs sociaux (éducation et santé), mais également le secteur minier et les télécommunications.

« L'énergie occupe une place croissante et désormais majeure dans le portefeuille de l'Agence avec 28% sur la période 2010-2015 » précise Philippe Renault, soulignant qu’en 2013, l’Agence a octroyé un prêt de 30 M€ et une délégation de 11 M€ de l'Union européenne, rétrocédés à NIGELEC (société nigérienne d’électricité) afin d'étendre les réseaux d'alimentation en électricité du pays. A cela s’ajoute l’octroi en 2015 d'un prêt de 50 M€ à l'Etat nigérien pour le financement de la centrale hydroélectrique du barrage de Kandadji en construction.

M.S.S

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