Santé

La désolation demeure chez les éleveurs des mois après les ravages de la fièvre de la vallée du Rift

La désolation demeure chez les éleveurs des mois après les ravages de la fièvre de la vallée du Rift

(Niamey et les 2 jours) - Les éleveurs de la région de Tahoua (ouest du Niger) expriment toujours leur désarroi cinq mois après les ravages de la fièvre de la vallée du Rift. Une maladie virale qui s’en est pris à leur bétail et à leur économie.

Sur Rfi, ce vendredi 03 février, des éleveurs sont toujours sous le choc. « On perd notre troupeau, » se désole Lémou Djima, éleveur de la localité. « On perd même des vies humaines. Il y a eu beaucoup de morts cette année. Certains ont perdu tout leur troupeau. On ne sait pas quoi faire après. On n’est pas des commerçants ni des agriculteurs. On n’a que nos animaux et quand on les perd, c’est comme si on perdait notre vie, » regrette-t-il.

Il précise en outre que cela n’est pas sans incidence sur leurs revenus. « Aujourd’hui leur prix ne vaut plus rien. La génisse de quatre ans se vend environ 120 000 francs CFA, le bœuf de cinq ans, de 160 à 170 000 et on vend les veaux de 40 à 50 000 francs CFA. C’est à cause de la maladie. C’est ça qui a cassé les prix,» déplore-t-il.

La fièvre de la vallée du Rift a été signalée pour la dernière fois au Niger en août 2016. Cette maladie virale qui touche principalement les animaux (elle provoque des avortements massifs et fait des victimes dans les troupeaux) avant de se propager vers les hommes, a fait une vingtaine de victimes sur 73 cas officiels selon des chiffres d’organisations médicales internationales (en septembre 2016). Le gouvernement appuyé par des organismes internationaux de santé avait mené des caravanes de sensibilisation dans les villages touchés par l’épidémie.

Guevanis DOH

 


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