Politique

Arrestation d’un opposant et d’un membre de la société civile pour « incitation à la violence »

Arrestation d’un opposant et d’un membre de la société civile pour « incitation à la violence »

(Niamey et les 2 jours) - Deux acteurs de la vie sociopolitique nigérienne sont arrêtés, dimanche et lundi derniers, pour critiques jugées virulentes par le gouvernement.

Dimanche, c’est Insar Abdourahmane (photo), un militant de la société civile qui a été arrêté, tôt à 1 heure GMT, à Agadez, ville située au nord du pays. La police l’accuse d’ « incitation à la violence » après des propos tenus sur sa page Facebook, en lien avec la manifestation de la société civile dispersée, le 10 mai dernier.

Le 15 mai, le Cadre d'actions pour la démocratie et les droits de l'homme (Caddrh), dans un communiqué demande « la libération immédiate et sans condition » de son militant.

Le 11 mai, au lendemain de la manifestation dispersée, Insar Abdourahmane a posté sur sa page ces mots : « S'il faut attendre leur autorisation, je pense que nous avons alors le devoir de renoncer au droit de marche que nous confère notre constitution et allons droit à l'acceptation de cette pire dictature. On veut des omelettes ? Alors cassons les oeufs, sortons tout simplement.»

Le 15 mai, c’est le tour de l’opposant Amadou Djibo, Président du Front pour la restauration de la démocratie et la défense de la République (Frddr) d’être interpellé et gardé à vue à la police judiciaire. Les autorités lui reprochent d’avoir tenu des propos jugés très critiques lors d’une intervention devant ses camarades.

Dans une récente sortie, le parti demande sa libération après une perquisition effectuée par la Police à son domicile, hier mardi.

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