Justice

L’Etat veut mettre fin à l’économie criminelle nationale et transnationale

Marou Amadou, ministre de la Justice du Niger Marou Amadou, ministre de la Justice du Niger

(Niamey et les 2 jours) - Une formation des acteurs de la justice nigérienne se tient depuis hier à Niamey sur le recouvrement et la gestion des avoirs criminels. L’objectif est d’outiller les acteurs du monde de la justice pour mieux lutter contre le financement des activités terroristes, l’économie criminelle nationale et transnationale.

Ce séminaire, qui prendra fin vendredi prochain, intervient deux semaines après le décret adopté au Conseil des ministres et portant création d’une Agence centrale de gestion des saisies, des confiscations, des gels et des recouvrements d’avoirs (Agcgscgra). Pour le Directeur de cabinet du ministère de la Justice, Chaibou Mamane, le Niger a signé la Convention des nations unies contre la criminalité transfrontalière organisée, raison pour laquelle le pays a renforcé le dispositif juridique en la matière ces dernières années. A titre d’exemple, M. Mamane cite la création en 2011 du pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale puis un pôle judiciaire en matière économique et financière en 2015.

En adoptant le décret portant création de l’Agcgscgra, le gouvernement a laissé entendre que le but est de « rendre plus efficace et transparente, la gestion des saisies, des confiscations, des gels et des recouvrements des avoirs en matière pénale ».

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