Education

Appels au calme et à la reprise du dialogue entre différents acteurs de l’éducation

Appels au calme et à la reprise du dialogue entre différents acteurs de l’éducation

(Niamey et les 2 jours) - Différents acteurs de la vie sociopolitique nigérienne appellent les acteurs à la reprise du dialogue. Même si le bilan des dégâts enregistrés est lourd avec un décès et que le sujet continue d’occuper les espaces de discussions, la journée du mercredi a été marquée par un ballet d’appels au calme.

Pour la Commission nationale de dialogue social (Cnds), c’est l’échec des négociations qui a conduit aux évènements déplorables du lundi 10 avril 2017. Par conséquent, ladite commission « appelle les parties à un retour au calme et à la reprise d’un dialogue empreint de sérénité».

Le Bureau exécutif du Syndicat national des enseignants du supérieur (Snes) a aussi publié un communiqué de presse dans lequel il déplore la répression des manifestations de lundi dernier. Le syndicat demande la réouverture des campus universitaires fermés ; demande au gouvernement de prendre ses responsabilités pour un retour au calme dans le secteur éducatif ; soutient l’Union des scolaires nigériens (Usn) et demande que l’enquête ouverte soit transparente pour faire la lumière sur ces évènements malheureux.

Des sorties se sont aussi faites dans le milieu politique. Pour l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Hama Hamadou, l’enquête doit permettre de « situer les responsabilités à tous les niveaux et poursuivre devant les tribunaux ceux qui ont ordonné cette répression ainsi que ceux qui l’ont exécutée sans discernement ni humanité face à des enfants aux mains nues», déclare le leader du Moden Lumana (parti politique arrivé en seconde position lors de la dernière présidentielle). Avant d’ajouter que « les ennemis du Niger sont ailleurs, ce ne sont ni les scolaires ni les autres citoyens qui ne font que revendiquer pacifiquement leurs droits reconnus par la loi».

Le secteur éducatif a connu moult remous depuis le début de l’année académique. Lundi, la manifestation des étudiants et scolaires nigériens a été émaillée de violences excessives. Le bilan officiel est parlant : 313 personnes interpellées dont 57 libérées ; 109 blessées dont 88 manifestants et 21 policiers; 15 véhicules dont 12 de la Police nationale endommagés ; un véhicule particulier à bord duquel se trouvaient des membres du Cd/Usn (Comité directeur/ Union des scolaires nigériens, ndlr) et de l’Uenun (Union des étudiants nigériens à l’Université de Niamey, ndlr) renversé, occasionnant un blessé grave et un blessé léger évacués à l’hôpital national ; une moto endommagée et de nombreux biens publics et privés vandalisés.

Guevanis DOH

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