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Education primaire en berne, enseignants très peu qualifiés… le ministre de tutelle annonce des mesures fortes

Education primaire en berne, enseignants très peu qualifiés… le ministre de tutelle annonce des mesures fortes

(Niamey et les 2 jours) - Le gouvernement nigérien veut relancer le secteur éducatif à la base. Lors d’un point de presse tenu le 02 février 2017, le ministre nigérien de l’Enseignement primaire, Daouda Marthé déplore la baisse de niveau des élèves. « Tout le monde doit s'y mettre, il y va de la survie du système éducatif. Sinon on risque de se retrouver dans la situation d'avant l'indépendance où le Niger faisait recours à des enseignants de nationalités étrangères. »

Cette sortie du ministre de l'Enseignement primaire, de l'Alphabétisation, de la Promotion des langues nationales et de l'Education civique démontre l’urgence d’une thérapie de choc pour sauver l’éducation. Selon les chiffres avancés par le ministre, entre 90 et 96% des élèves du Cours préparatoire (Cp) ou Cours moyen deuxième année (Cm2) n'ont pas les seuils requis pour comprendre les cours de français et de mathématiques. Aussi, 60% des élèves de Cp concernés par l'étude n'arrivent pas à lire cinq lettres de l'alphabet français, tandis que 50% d'entre eux lisent à peine une seule lettre.

Une carence que M. Marthé explique par le faible niveau des enseignants. Il prend pour preuve des tests à eux administrés en novembre 2016. Sur 3177 sur les 72 000 que compte le pays, seulement 589 ont pu obtenir une moyenne de 10/20. Pour les autres, les notes vont de 0 à 4 sur 20. Avant d’ajouter que 11,5% des 72 000 enseignants sont d'un niveau très mauvais.

Ceci, malgré « les énormes moyens financiers investis ces dernières années dans la construction d'infrastructures et équipements, le recrutement de 5000 à 6000 enseignants contractuels par an et le payement de leurs pécules et salaires, » regrette Daouda Marthé.

En guise de solutions, le ministre informe que la revue des critères d’évaluation de l’entrée des enseignants dans les écoles de formation d’instituteurs a d’ores et déjà commencé : « Avec les nouveaux critères, sur 3927 candidats titulaires de Bepc, difficilement 63 ont pu réussir au test, et pour le niveau Bac, seulement 80 candidats sur 3344 ont du être admis sous indulgence.»

En outre, les enseignants seront constamment évalués et bénéficieront d’une formation continue. Les cours d’initiation pour les plus petits (Ci) seront désormais confiés aux directeurs d’école.

Guevanis DOH

 

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