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Les investissements directs étrangers (IDE) vers l’Afrique ont reculé de 3% en 2016

Les investissements directs étrangers (IDE) vers l’Afrique ont reculé de 3% en 2016

(Niamey et les 2 jours) - En 2016, les flux mondiaux d'investissements directs étrangers (IDE) ont diminué d'environ 2 %, à 1,75 trillion de dollars. L'investissement étranger dans les pays en développement a encore diminué de 14%.

Selon le rapport du CNUCED publié, ce mercredi 7 juin 2017, l’Afrique subsaharienne n’est pas restée en marge de cette tendance de repli. Les flux d'IDE vers l'Afrique sont restés sur une régression de 3%, à 59 milliards de dollars, l’année dernière.

Si la reprise de l’économie égyptienne a soutenu le niveau des entrées d’IDE en Afrique du Nord, l’Afrique subsaharienne a été nettement pénalisée par la faiblesse des prix des produits de base.

Les IDE vers l’Afrique du Nord ont augmenté de 11% pour s’établir à 14,5 milliards $. Cette performance a été surtout portée par les nombreuses réformes lancées dans la région pour améliorer le climat des affaires et les découvertes de nouveaux champs gaziers.

De l’Ouest à l’Est du continent, la tendance s’est montrée également haussière.

L’Afrique de l’Ouest progresse de 12%, à 11,4 milliards $ en 2016, portée par une reprise des investissements au Nigeria, indique le rapport. Au cours de l’année de référence, les IDE reçus par le géant de l’Afrique occidentale, ont augmenté de 45% à 4,4 milliards $.

L’Afrique de l’Est continue avec ses performances record sur tous les tableaux économiques. En 2016, la sous-région a affiché le meilleur résultat du continent. Les IDE sont restés sur une progression de 13% par rapport à 2015. L’Ethiopie mène le bal avec une augmentation de 46% à 3,2 milliards, portée notamment par les investissements dans le secteur manufacturier et celui des infrastructures.

Cependant, l’Afrique centrale et l’Afrique australe ont trainé les pas en 2016. Dans la partie australe de l’Afrique, les IDE sont tombés de 18%, à 21,2 milliards de $. Une contraction due au déclin de l’Angola qui chute de 11%, à 14,4 milliards $, suivi par le Mozambique, 20%.

Si le tassement de ces deux pays a marqué négativement le résultat sous-régional, c’est plutôt la Zambie qui fait la plus mauvaise opération avec une descente vertigineuse de 70%, alors que l’Afrique du Sud et le Malawi, le premier quoiqu’en difficulté, sont restés sur une performance positive.

La plus grande déception vient des rangs des pays de l’Afrique centrale avec une chute de 15% par rapport à 2015, à seulement 5,1 milliards $.

Toutefois, 2017 s’annonce reluisante pour l’ensemble des pays africains, selon les données de l’OCDE

Fiacre E. Kakpo

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