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La Côte d’Ivoire compte mobiliser 420 millions $ pour améliorer l’accès à l’eau potable de 2016 à 2020

La Côte d’Ivoire compte mobiliser 420 millions $ pour améliorer l’accès à l’eau potable de 2016 à 2020

(Niamey et les 2 jours) - La Côte d’Ivoire va mettre en œuvre un programme visant à améliorer l’accès à l’eau potable dans le pays sur la période 2016-2020. Ces investissements, inscrits au Programme national de développement, nécessiteront, selon le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan, « un financement de 260 milliards Fcfa (420 millions $), dont 68 milliards Fcfa (109 millions $) consacrés à l’hydraulique rurale ».

S’exprimant lors du 7ème Forum international sur l’accès de l’eau potable tenu à Abidjan cette semaine, le Premier ministre ivoirien a, par ailleurs, révélé que l’objectif était de porter la couverture en eau potable à 82,5% en moyenne, avec 60% pour les zones rurales et 85% pour le milieu urbain.

A noter que la Côte d’Ivoire dispose de ressources en eau assez abondantes. Le volume d'eau mobilisable est d’environ 77 milliards de m3/an, dont près de 39 milliards de m3 d'eau de surface et environ 38 milliards de m3 d'eau souterraine.

Toutefois, l’inégale répartition des ressources en eau sur l’ensemble du territoire ivoirien pose la problématique de la capacité de leur mobilisation pour l’hydraulique humaine. De plus, la qualité des eaux brutes des barrages et/ou seuils de retenue d’eau, dont les derniers datent des années 1980, se dégrade d’année en année.

Selon une étude réalisée en 2012, l’accès des populations ivoiriennes à l’eau de robinet dans leurs concessions est plus fréquent en milieu urbain (63%) qu’en milieu rural (7%), où l’utilisation de pompes publiques (41%) est plus répandue qu’en milieu urbain (12%). Les populations urbaines (17%) sont par contre aussi nombreuses que les populations rurales (18%) à utiliser des puits protégés.

Par ailleurs, au niveau de l’hydraulique urbaine, la difficulté majeure porte sur l’insuffisance des infrastructures. Ce qui se traduit par un déficit de production d’environ 250 000 m3/jour, dont 100 000 m3/jour pour la seule ville d’Abidjan qui représente 70% de la consommation nationale. En outre, 163 unités de traitement sur 437, soit 37%, ont atteint leur niveau de saturation. Occasionnant une certaine surexploitation des 274 autres unités qui pourraient connaître aussi la même situation.

Concernant l’hydraulique villageoise, il faut relever que de nombreuses localités ne sont pas encore desservies, dont environ 100 qui ont plus de 10 000 habitants chacune.

B.K

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