Transports

L’Etat part en campagne contre la surcharge routière au Niger qui détruit les chaussées et crée de l’insécurité

L’Etat part en campagne contre la surcharge routière au Niger qui détruit les chaussées et crée de l’insécurité

(Niamey et les 2 jours) - L’Etat mise sur la sensibilisation pour amener les utilisateurs à respecter les normes établies en termes de sécurité routière. Une campagne a débuté en ce sens le 19 janvier 2017 dans la ville de Maradi.

La sensibilisation pour le respect des normes conventionnelles établies sur les réseaux routiers du Niger a débuté le 19 janvier dernier à Maradi (seconde ville du pays). Le lancement de la campagne a regroupé l’ensemble des acteurs des transports. L’objectif est de discuter sur les conséquences de la surcharge routière.

L’évènement intervient en prélude à l’application intégrale à partir du 1er avril 2017 du règlement N°14 adopté par les chefs d’Etat des pays membres de l’Uemoa. Et ce règlement concerne l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des vehicules lourds de transports de marchandises au sein de l’espace.

Pour le Secrétaire général du Governorat de Maradi, les conséquences de la surcharge routière dans le pays engendre des coûts élevés des transports. Elle contribue à la dégradation précoce des routes et par ricochet l’insécurité routière. « Les infrastructures conçues pour durer en moyenne plus de 15 ans, ne résistent dans les cas extrêmes que quelques années, tout au plus le cinquième de leur durée de vie normale, » schématise Harouna Assakaley. Conséquence, « des ressources financières sont sollicitées pour réparer les dégâts causés par la charge routière au détriment d'autres secteurs sociaux, sans oublier les pertes en vies humaines » déplore-t-il.

Le Directeur de Cabinet du Médiateur de la République présent aux travaux a fait parler les chiffres. « L'Etat a injecté de 2011 à 2015, 456 milliards de Fcfa dans la réalisation et l'entretien des routes. Le patrimoine routier national participe pour plus de 1000 milliards de FCFA et son entretien représente 61 milliards de Fcfa alors que les besoins de la Cafer (Caisse autonome de financement de l’entretien routier) sont estimés à 200 milliards de FCFA,» explique Moustapha Kadi. Avant de rappeler que « la construction d'un kilomètre de route coûte entre 70 et 240 millions de FCFA. Dans cette perspective, le gouvernement demeure convaincu que si la présente campagne de sensibilisation se poursuit de manière appréciable, elle permettra de réduire la surcharge routière. »

Please publish modules in offcanvas position.