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La renégociation des contrats miniers avec Areva n’a pas profité au Niger selon certaines ONG

La renégociation des contrats miniers avec Areva n’a pas profité au Niger selon certaines ONG

(Niamey et les 2 jours) - Malgré les efforts de lobbying ayant conduit à la renégociation des contrats miniers entre l’exploitant français Areva et le Niger, l’Etat sahélien n’en tire pas profit. Ce sont les conclusions faites par les Ong One, Oxfam et Sherpa, dans un rapport rendu public, hier jeudi. Celles-ci fondent leur analyse sur la somme versée par le géant minier français à l’Etat nigérien.

Selon elles, les revenus d’uranium ont chuté de 15 millions d’euros entre 2014 et 2015. Plus loin, le rapport précise que le Niger ne perçoit que 7% des versements d’Areva alors qu’il (le Niger) fournit 27% de l’approvisionnement du groupe en uranium.

« On a choisi d’étudier plus particulièrement Areva au Niger parce qu’Oxfam avait fait une campagne en 2013 pour une renégociation des contrats miniers.», explique, sur une station internationale, Laetitia Liebert Directrice de Sherpa et coauteure du rapport.

L’une des revendications phares de la société civile était la modification de la formule de redevance. Un changement qui n’a visiblement pas marché, puisque « la baisse des prix d’enlèvement d’uranium (aussi négocié dans le contrat, ndlr) a fait doublement baisser la redevance. La redevance correspondant à un pourcentage de ses revenus, donc le montant final est de facto plus bas. Et par ailleurs, une diminution des prix d’enlèvement fait aussi baisser la rentabilité de la mine et donc le taux applicable, donc le pourcentage retenu sur le revenu», ajoute Mme Liebert.

Dans une récente interview faite en fin mars 2017, le Président Mahamadou Issoufou laissait entendre que le nouvel accord avec Areva sauvegarde bien les intérêts du Niger.

Guevanis DOH

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