Investissement

Bassem Loukil, Président du Conseil d’affaires tuniso-africain : « Le Niger pourrait présenter de meilleurs taux de croissance sur les 5 prochaines années »

Bassem Loukil, Président du Conseil d’affaires tuniso-africain : « Le Niger pourrait présenter de meilleurs taux de croissance sur les 5 prochaines années »

(Niamey et les 2 jours) - Les échanges commerciaux entre la Tunisie et le reste du continent ne dépassent pas 2% au moment où ils sont estimés à plus de 65% vis-à-vis de l’Europe. Pour rectifier cela, une centaine d’hommes d’affaires tunisiens ont participé mardi à un forum économique avec leurs pairs nigériens. Parmi eux, Bassem Loukil (photo), Président du Tunisian african business council (Conseil d’affaires tuniso-africain). L’opérateur économique tunisien, à la tête d’un groupe multisectoriel, parle de l’importance pour la Tunisie de s’ouvrir sur le marché nigérien, mais aussi des profits que le Niger pourrait tirer de la coopération bilatérale entre les deux pays.

Vous êtes à la tête du Groupe Loukil spécialisé dans les télécoms, l’automobile, la mécanique, etc. Pourquoi avez-vous décidé à prendre part à ce forum ?

Le Groupe Loukil est un groupe privé créé en 1976 et qui comporte aujourd’hui 37 filiales. Nous couvrons aussi tout ce qui est énergies renouvelables, construction dans le domaine pétrolier, les services.

Nous sommes là parce qu’on a vu, par le passé, pas mal d’opportunités passer sans les saisir, avec le Niger. Ceci, en raison de l’absence d’une relation directe entre nos deux pays, parfois l’absence de financement qui nous avait rendu la tâche difficile.

Aujourd’hui, le Niger est en train de se lancer dans une nouvelle aventure économique. Vous avez le sommet de l’Union africaine en 2019 ici, il y a une ouverture sur le monde extérieur et nous pensons que nous pouvons apporter notre expérience, expertise et aussi des financements dans pas mal de projets comme les infrastructures, le domaine du stockage pétrolier avec la réalisation de pipelines, des télécoms et du numérique.

Nous pensons que le Niger, c’est aujourd’hui qu’il faut y être et c’est le pays qui pourrait présenter de meilleurs taux de croissance sur les 5 prochaines années si tous ces projets trouvaient du financement et se concrétisaient.

En venant participer à ce forum, quels sont les domaines d’activité que vous avez ciblés ?

Les télécoms, le stockage pétrolier, tout ce qui se rattache au transfert et au traitement du carburant et tout ce qui est rattaché à la construction.

Vous avez une double casquette à ce rendez-vous économique puisque vous dirigez aussi le Tabc (Tunisian african business council). En quoi votre groupe pourrait-il être profitable au Niger et au reste des pays du continent ?

Le Tabc en français (Conseil d’affaires tuniso-africain) est créé par un groupe d’hommes d’affaires spécialisés dans le commerce et l’investissement en Afrique pour essayer de convaincre les hommes d’affaires tunisiens à avoir une stratégie d’orientation africaine.

Nous avons pour mission de faire connaitre le marché africain à nos investisseurs, leur faire connaitre les produits et services qu’il faut cibler pour certains pays et économies, lier des ponts avec des confrères hommes d’affaires un peu partout sur le continent.

Le Tabc, c’est aussi une force de lobby près du gouvernement tunisien pour une plus forte représentation diplomatique en Afrique, pour que Tunisair (la compagnie aérienne nationale) ait plus de destinations vers les pays de l’Afrique et pour qu’il y ait plus de coopération bilatérale donnant un avantage gagnant gagnant entre la Tunisie et les pays frères de l’Afrique.

Interview réalisée par Guevanis DOH

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