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Les délestages intempestifs continueront jusqu’à la fin du mois de mai

Les délestages intempestifs continueront jusqu’à la fin du mois de mai

(Niamey et les 2 jours) - Niamey est régulièrement plongé dans le noir en période de chaleur. Ces dernières semaines, les coupures ont pris une allure plus inquiétante malgré l’inauguration de la centrale électrique de Gorou Banda censée juguler le souci.

Sur la chaine nationale jeudi dernier, le Directeur de la Nigelec (compagnie nationale d’électricité) Alassane Halid (photo) explique le phénomène par un souci technique intervenu sur la centrale de Gorou Banda : « Dans la soirée du mardi 2 mai, nous avons dû consigner la totalité de la centrale à cause des défauts qui sont apparus au niveau des équipements de protection des transformateurs élévateurs et des lignes d’évacuation de la centrale.»

Et les conditions se présentent telles que toute intervention nécessite la présence du spécialiste qui doit venir de la Chine, une arrivée prévue pour le lundi 08 mai 2017.

« Nous ne pouvons pas attendre jusqu’à lundi, parce que, avec la seule ligne d’intervention, nous ne pouvons pas couvrir plus de 50% de la ville. » « La solution est de passer outre pour pouvoir connecter les transformateurs directement sur les lignes d’évacuation et pouvoir évacuer la puissance,» explique M. Halid.

Toutefois, il mentionne que la solution provisoire ne permet pas d’exploiter la plénitude de la centrale et qu’ « il peut y avoir quelques délestages sporadiques en période de pointe. »

En dehors du souci de la centrale Gorou Banda, le Directeur de la Nigelec explique les coupures excessives par l’instabilité du réseau interconnecté du Nigéria. « Compte tenu de la faiblesse de la production nigériane, nous assistons à des fluctuations qui atteignent des fois -25% quand la norme impose -10% en termes de tension et même de fréquence. » « Malgré la mauvaise qualité du produit du Nigéria nous ne pouvons pas nous en passer parce que sans la ligne d’interconnexion nous ne pouvons pas couvrir plus de 50% de nos besoins, » poursuit-il avant de conclure en ces termes : « Un troisième facteur, ce sont les conditions climatiques de notre pays. Nous assistons à des claquages, à des explosions de transformateurs dans différents quartiers et de façon quasi quotidienne. A la fin du mois de mai, la situation va se stabiliser. »

Le Niger est fortement dépendant du Nigéria en termes d’énergie électriaue (60%). Ceci, malgré la richesse du sous-sol nigérien à même de développer les énergies fossiles, renouvelables, nucléaires, etc. En attendant, les ménages subissent ces coupures excessives (parfois une dizaine de fois en une heure de temps) sans la moindre communication préalable de la Nigelec.

Guevanis DOH

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